- Réforme agraire limitantà 1.000
hectares la propriété (ce qui n'est déjà pas si mal).
- Destruction des honteux
bidonvilles au fur et à mesure de la construction de logements.
- Pour tous, l'école, la santé.
- Taxation dés grandes fortunes,
des compagnies pétrolières pour se donner les moyens des
réalisations.
Pour les grands privilégiés, les
nantis du pays, c'en est trop ! Ils aiment la démocratie à leur manière,
comme dans quelconque pays d'ailleurs : très limitée aux acquis qu'on ne
touche pas sous peine d'en découdre, au besoin par la
force.
Les sanctions économiques, la
tyrannie ou la guerre eurent raison du président Alliende au Chili, des
révolutions au Nicaragua, au Salvador, au Guatemala pour ne citer que le
continent américain.
Alors, maintenant, que va-t-il se
passer ? Le président Chavez aura besoin de l'appui constant de l'énorme
majorité du peuple face à la mafia de ceux pour qui la paix civile ne vaut
que dans la condition supérieure de n'exiger d'eux aucun abandon des
scandaleux privilèges que leur confèrent les leviers de commandes
économiques du pays. Face à la vigilance d'un peuple que restera-t-il
d'action terroriste aux tenants de la fortune ? Accepteront-ils enfin leur
rôle d'opposants dans le calme et la légalité après leur
défaite.
A noter que l'expérience de la
République Bolivarienne du Venezuela est intéressante au plus haut
point.
C'est une première mondiale, un
peuple va tenter des réformes sociales par la voie pacifique. La voie
légale des élections, la voie des droits civiques associés aux droits
humains, la voie vers une société plus juste.
Bien sûr, des questions restent en
suspens. La caste privilégiée finira-t-elle par accepter quelques partages
? A défaut d'autres sanctions plus violentes, les sanctions économiques
internes et extérieures auront-elles raison des reformes
?
Souhaitons un franc succès au
peuple du Venezuela. D'abord parce que c'est sa volonté et ensuite pour
l'histoire du monde. Il ferait mentir ceux qui ont écrit ou qui disent
encore : « A la violence capitaliste, une seule solution : la révolution
». Une révolution pacifique ? A voir !