Embajada de la República Bolivariana de Venezuela en Argelia

سفارة الجمهورية البوليفارية الفنزويلية في الجزائر

 

  

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A propos de la République Bolivarienne du Venezuela.

 

 

 

 

 

 

 

  

Le coup d'Etat du 11 avril 2002 à échoué contre le président Chavez. Il aura duré tout juste 47 heures. C'est le temps qu'il a fallu à la population d'apprendre la nouvelle et de se diriger en masse vers le palais présidentiel. La junte militaire constituée essentiellement de chefs tire sur la foule : 13 morts, des blessés. Elle invente le prétexte de la démission du président Chavez. Celui-ci parvient à informer qu'il n'en est rien. La garde présidentielle intervient alors avec la partie de l'armée restée fidèle pour se joindre à la foule et exiger le retour de son président élu démocratiquement.

C'en est terminé des putschistes, ils seront jugés, les promesses électorales du président Chavez vont pouvoir se poursuivre. Une nouvelle constitution avait également été approuvée par les urnes pour permettre  l'application  d'un  programme social. Il faut aussi préciser que la médiatique de ce pays étant entièrement privatisée, le coup d'Etat bénéficia de la complicité ou du silence de celle-ci. Il y eut aussi, mais qui imaginerait le contraire, le soutien moral et très actif des Etats-Unis. Les réformes en cours sont pour l'essentiel :

- Réforme agraire limitantà 1.000 hectares la propriété (ce qui n'est déjà pas si mal).

- Destruction des honteux bidonvilles au fur et à mesure de la construction de logements.

- Pour tous, l'école, la santé.

- Taxation dés grandes fortunes, des compagnies pétrolières pour se donner les moyens des réalisations.

Pour les grands privilégiés, les nantis du pays, c'en est trop ! Ils aiment la démocratie à leur manière, comme dans quelconque pays d'ailleurs : très limitée aux acquis qu'on ne touche pas sous peine d'en découdre, au besoin par la force.

Les sanctions économiques, la tyrannie ou la guerre eurent raison du président Alliende au Chili, des révolutions au Nicaragua, au Salvador, au Guatemala pour ne citer que le continent américain.

Alors, maintenant, que va-t-il se passer ? Le président Chavez aura besoin de l'appui constant de l'énorme majorité du peuple face à la mafia de ceux pour qui la paix civile ne vaut que dans la condition supérieure de n'exiger d'eux aucun abandon des scandaleux privilèges que leur confèrent les leviers de commandes économiques du pays. Face à la vigilance d'un peuple que restera-t-il d'action terroriste aux tenants de la fortune ? Accepteront-ils enfin leur rôle d'opposants dans le calme et la légalité après leur défaite.

A noter que l'expérience de la République Bolivarienne du Venezuela est intéressante au plus haut point.

C'est une première mondiale, un peuple va tenter des réformes sociales par la voie pacifique. La voie légale des élections, la voie des droits civiques associés aux droits humains, la voie vers une société plus juste.

Bien sûr, des questions restent en suspens. La caste privilégiée finira-t-elle par accepter quelques partages ? A défaut d'autres sanctions plus violentes, les sanctions économiques internes et extérieures auront-elles raison des reformes ?

Souhaitons un franc succès au peuple du Venezuela. D'abord parce que c'est sa volonté et ensuite pour l'histoire du monde. Il ferait mentir ceux qui ont écrit ou qui disent encore : « A la violence capitaliste, une seule solution : la révolution ». Une révolution pacifique ? A voir !

Johannes Billo.
Collectif Cuba 87

(http://mdh.limoges.free.fr/)

  
 


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