Embajada de la República Bolivariana de Venezuela en Argelia

سفارة الجمهورية البوليفارية الفنزويلية في الجزائر

 

  

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Bulletin du mois d’Avril 2007.

 

 

 

 

 

 

 

 
VENEZUELA EN ARGELIA
Bulletin d'Informations mensuel de l'Ambassade de la République Bolivarienne de Venezuela  en  Alger

Avril 2007.

 

La mémoire immédiate et pour ne pas oublier les jours 11, 12 et 13 avril 2002 au Venezuela

On se remémore un an de plus, les jours 11, 12 et 13 avril 2002 [1] , de la suppression des libertés constitutionnelles et de la démocratie participative et principale qui incarnait l’antimodèle de la politique, en d’autres mots, la figure de Carmona le Bref. Les vénézuéliens assassinés le 11, 12 et 13 avril 2002, sans apporter leurs points de vue politiques ont été d’innocentes victimes d’une conspiration antidémocratique et antinationale, les morts durant la marche d’opposition du 11 avril et les événements du 12 et 13 avril durant le bref mandat de Pedro Carmona Estanga, président du patronat, c'est-à-dire de l’association d’entreprises FEDECAMARAS et de la junte militaire putschiste, ont été des victimes qui ont succombé pour la démocratie. Le décret présidentiel du 12 avril [2] du gouvernement de transition qui a duré seulement 47 heures, représente une claire violation de l’état social de droit et un total mépris de la volonté du peuple vénézuélien, de la part des élites économiques, des cupules syndicales, de la haute hiérarchie de l’Eglise, et des généraux impliqués dans la conduite militaire du coup, c'est-à-dire que, le 12 avril 2002, les vénézuéliens se sont levés sans droits, et le 13 avril, avec la mobilisation populaire et l’appui décidé des intégrants des secteurs démocratiques et constitutionalistes des forces armées, le président Chavez est revenu au pouvoir.»


Aujourd’hui, avril 2007, nos objectifs sont absolument différents donc se trouvent orientés vers la construction du socialisme du XXIe siècle, le défi est énorme, puisque comment peut-on surmonter les obstacles autant internes comme externes, ce qui impliquerait une reconstruction de l’Etat pour éliminer les structures de clientélisme et la création d’un mouvement politique efficace qui ne dépendrait pas seulement de Chavez, afin de dépasser le personnalisme, ce qui reste le plus grand défi pour la construction du socialisme du XXIe siècle. En outre, C’est une véritable force alternative que le président Chávez désire produire en Amérique latine, plaidant "pour un monde multipolaire et socialiste, contre un modèle bipolaire capitaliste". Nonobstant, Chavez est tout à fait perspicace et conscient et il sait que tout reste encore à construire. Reconnaissant à la pensée de Simon Rodriguez, si chère au président Chavez, lui est parfaitement au courant quand il nous dise à propos du socialisme du XXIe siècle que nous devons l’inventer nous-mêmes".

 

VENEZUELA 11,12 et 13 d’avril 2002 [3]

Coup de force patronal

Le 11 avril 2002, un coup d'État manqué a lieu au Venezuela. Une oligarchie gênée par la politique d'un président démocratiquement élu tente de le renverser par la force. Les putschistes sont ouvertement soutenus par les États-Unis sans que les grandes puissances et les opinions publiques ne s'en émeuvent outre mesure. Demain à qui le tour?

 

Hugo Chavez, président de la République Bolivarienne du Venezuela, est renversé, le 11 avril 2002, par une junte militaro-patronale autoproclamée "société civile". Le nouveau gouvernement est dirigé par le patron des patrons Pedro Carmona Estanga. Les conjurés bénéficient de la complicité active des États-Unis, de l'approbation de l'ancienne puissance coloniale, l'Espagne, et d'une partie de l'Eglise catholique. Le coup d'État met fin pour 47 heures à une mandature des plus originales en Amérique latine en termes de démocratie participative et audacieuse sur le plan social. Sous la pression populaire, le nouveau pouvoir est finalement contraint à la fuite. Mais les actions de déstabilisation du président Chavez continuent.

L'or noir au cœur des enjeux

Le coup d'État du 1 avril 2002 ne peut s'expliquer par la supposée tradition putschiste de l'Amérique latine. L'enjeu pétrolier, dont on sait qu'il domine la politique étrangère des États-Unis, est au cœur de ces événements. La politique du président vénézuélien en ce domaine est sans nul doute à l'origine de ce coup de force au service d'intérêts privés.

Le Venezuela, qui compte environ 28 millions d'habitants, est le 5ème exportateur mondial de pétrole ; Venezuela possède en réserves prouvées 313000 millions de barils du pétrole, les majeures réserves prouvées au niveau mondial. L'économie nationale et le budget de l'État sont étroitement dépendants des revenus pétroliers (75 % des exportations, un 25 % du PIB et 50 % du budget de l'État). Une grande majorité de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, dans un pays marqué par d'importantes disparités sociales.

La loi de sur les hydrocarbures

La loi sur les hydrocarbures, entrée en vigueur le13 novembre 2001, garantit le caractère public des gisements et de l'industrie pétrolière qu'elle inscrit directement dans la Constitution (article 12). Elle garantit également la permanence dans le secteur public des entreprises détenues par l'État ainsi qu'une hausse substantielle des redevances des entreprises d'hydrocarbures implantées au Venezuela (30 % des quantités extraites, contre 16,7 % antérieurement, soit un quasi doublement). Cette loi impose par ailleurs une participation majoritaire de l'État dans les entreprises d'exploration, de forage et de pompage. Dans un pays dont le budget de l'État dépend à plus de 50 % des recettes pétrolières, cette loi relève du bon sens et vise à garantir les rentrées fiscales en exploitant au mieux les ressources. Elle est cependant l'une des plus contestées, notamment en raison de son incidence sur les investissements étrangers dans le secteur pétrolier.

 
Consulter le Texte intégral de la loi sur les hydrocarbures en espagnol ou le Texte intégral de la loi en anglais

Le conflit au sein de la société Pétroles du Venezuela

Le conflit au sein de la société monopole d'État Pétroles du Venezuela (PDVSA) est déterminant dans la succession d'événements dont le dénouement est le coup d'État manqué du 11 avril 2002. Le détonateur du conflit est le limogeage et la mise à la retraite forcée d'une poignée de hauts dirigeants. Les précédentes directions refusent, en effet, d'appliquer les réformes dictées par le ministère de tutelle (Mines et Energie aujourd’hui Ministère d’Energie et Pétrole). Celles-ci visent entre autres à mettre un terme aux privilèges des cadres dirigeants, mais aussi à maîtriser la production dans le cadre de l'OPEP afin de garantir un "juste prix" pour les pays producteurs. Par ailleurs, l'ancienne direction prône l'ouverture en direction des capitaux privés, premiers pas vers la privatisation... Ce que l'on nous a présenté comme étant un conflit social est bien un conflit d'intérêt.

Site officiel du PDVSA www.pdvsa.com


LE VENEZUELA ET L’0PEP

En tant que 4ème producteur mondial, le Venezuela est un membre influent de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Par le passé le Venezuela en fût un des plus mauvais élèves en dépassant largement les quotas de production qui lui étaient attribués et contribuant ainsi au déséquilibre entre l'offre et la demande - et donc à tirer les prix vers le bas. En mars 2000 sous l'impulsion du Venezuela, l'OPEP s'efforce de garantir le prix du baril entre 22 et 28 $, en ajustant à la hausse ou à la baisse la production lorsque ces seuils sont franchis. La mise en place de cette politique est le fruit d'un intense labeur diplomatique du président Hugo Chavez, ainsi que de son ministre de l'Energie Ali Rodriguez, qui effectuent de nombreuses visites dans les différents pays producteurs (y compris en Irak et en Libye).

Les déclarations de soutien aux putschistes

Immédiatement après le coup d'État, les Etats-Unis, Le Salvador, la Colombie et l'Espagne apportent leur soutien aux putschistes. Déclaration d'Ari Fleisher, porte parole de la Maison-Blanche, le 12 avril 2002.

"Ce que nous savons, c'est que les actions encouragées par le gouvernement Chavez ont provoqué la crise […] les États-Unis sont attristés en raison des victimes. Nous souhaitons exprimer notre solidarité avec le peuple vénézuélien et nous oeuvrons avec toutes les forces démocratiques du Venezuela pour restaurer les éléments essentiels de la démocratie."

Déclaration de la présidence espagnole de l'Union européenne

"[L'Union européenne] fait confiance au gouvernement de transition pour respecter les valeurs et les institutions démocratiques afin de régler la crise actuelle dans le cadre de la concorde nationale et dans le respect des droits et libertés fondamentales."

Déclaration conjointe de l'Espagne et des États-Unis

L'Espagne et les États-Unis indiquent suivre les événements avec "beaucoup d'intérêt et de préoccupation [ils] déclarent condamner les actes de violence mortelle et transmettent leurs condoléances aux familles ; ils appellent à l'arrêt de la violence et au retour au calme ; ils expriment leur souhait de voir la situation exceptionnelle que traverse le Venezuela conduire le plus rapidement possible à une normalisation démocratique complète."

Déclaration de Charles Shapiro, ambassadeur des États-Unis au Venezuela

"Nous applaudissons l'annonce faite par le gouvernement intérimaire, d'une investigation sur les violences d'hier […]. Nous soutenons l'intention annoncée par le gouvernement transitoire de renforcer les institutions et les processus démocratiques dans le cadre d'un respect des droits de l'Homme et de l'État de droit."

Déclaration du Fond monétaire international (FMI) par Thomas Dawson, directeur des relations extérieures

"Nous sommes prêts à aider le nouveau gouvernement dans ses nécessités immédiates."

L'ombre des États-Unis (Rencontres des conjurés à Washington)

Des rencontres ont eu lieu entre les conjurés et différents responsables états-uniens à Washington, selon divers médias. Ces entretiens ne sont d'ailleurs pas démentis par les autorités. Ari Fleisher, porte-parole de la Maison-Blanche, le déclare lui même le 16 avril : "Les États-Unis ont eu des contacts avec un large éventail de Vénézuéliens ces derniers mois, y compris des représentants des organisations patronales […] et notre message a toujours été le même. C'est aux Vénézuéliens qu'il appartient de résoudre la situation au Venezuela, pacifiquement, démocratiquement et constitutionnellement, et nous avons explicitement dit aux dirigeants de l'opposition que les États-Unis n'apporteraient pas leur soutien à un coup d'État".

Les entretiens ont été conduits notamment par deux personnalités très controversées de l'administration Bush : Eliott Abrams et Otto Reich, qui se sont distingués par le passé dans la sale guerre en Amérique latine sous le mandat de Reagan. Ils ont notamment été impliqués de près dans le financement illégal des "contras". Par ailleurs Pedro Carmona, le leader putschiste, a voyagé aux États-Unis en novembre 2001 à la tête d'une délégation d'hommes d'affaires et a rencontré John Maisto, conseiller national pour la sécurité en Amérique latine, Spencer Abraham, secrétaire à l'Energie, et Otto Reich, adjoint au secrétaire d'État pour les Amériques.
 

Présence de militaires états-uniens au quartier général de la rébellion

Une dépêche de l'AFP en date du 12 avril 2002 révèle la présence de deux officiers états-uniens au quartier général de la rébellion (Fuerte Tiuna) pendant toute la durée des événements. Il s'agit du lieutenant-colonel James Rodgers et du colonel Ronald Mac Cammon. La preuve serait la signature par les intéressés du registre d'entrée au 5éme étage du bâtiment (celui dont l'accès est le plus restreint).

Déclaration d'un des conjurés, le contre-amiral Carlos Molina

"Nous étions d'accord sur le fait que nous ne pouvions pas permettre un gouvernement communiste ici. Les États-Unis ne nous ont pas encore abandonné, la lutte continue parce que le gouvernement est illégal".

Navires militaires états-uniens au large du Venezuela

Le quotidien britannique The Guardian rapporte les révélations d'un ex-agent secret de la marine états-unienne, qui fait état de la présence de navires de guerre états-uniens au large du Venezuela. Leur mission reposerait sur des interceptions de communications en provenance et à destination de "pays amis" du Venezuela tels que la Libye, l'Iran, l'Irak, et Cuba. Cette présence est confirmée par Eliécer Otaiza, ex-directeur de la Disip (services secrets vénézuéliens), qui affirme par ailleurs être en possession de preuves satellitaires.

Selon le quotidien vénézuélien Ultimas Noticias ces navires seraient au nombre de trois et auraient pénétré dans les eaux territoriales du Venezuela à 9 heures le 13 avril sans autorisation. Par ailleurs plusieurs hélicoptères auraient survolé la zone de l'île de la Orchila, lieu de détention de Chavez.
"American navy 'helped Venezuelan coup'", The Guardian, 29 avril 2002. "Tres naves militares de EEUU rondaron La Orchila el 13-A", Ultimas noticias, 30 avril 2002.

 

Contacts entre Otto Reich et Gustavo Cisneros pendant les événements

Interrogé par Newsweek, le 2ç avril 2002 Otto Reich, l'adjoint au secrétaire d'État pour les Amériques, reconnaît avoir appelé "à deux ou trois reprises" Gustavo Cisneros au cours du coup d'État, à la seule fin "d'obtenir des informations". M. Cisneros ne se souvient de son côté que d'un appel.

Gustavo Cisneros est un ami personnel de George Bush père et magnat de la presse et de l'audiovisuel en Amérique latine. Cet homme est suspecté d'avoir joué un rôle clé dans le coup d'État manqué. Pedro Carmona a été vu sortant des bureaux de Cisneros avant de se rendre au palais du gouvernement pour sa prise de fonctions en tant que président provisoire. Les réunions préparatoires au coup ont été tenues dans les locaux de Venevision, ce que ne dément pas le groupe Cisneros qui donne pour explication : "La réunion des acteurs du drame se déroule dans las locaux de Venevision, parce que cela a toujours été comme ça, c'est partie intégrante de la tradition vénézuélienne, comme c'est le cas dans beaucoup de pays latino-américains, où un journal connu sert de lieu pour que les parties impliquées dans nos crises négocient ou dialoguent a propos de leurs différences en terrain neutre."
"En defensa de Gustavo Cisneros", Cisneros group of compagnies, 6 mai 2002
 

Financement du mouvement de contestation

Le New York Times, quotidien de référence outre-atlantique, révèle que l'opposition au président Chavez a été largement financée par les États-Unis, via différents organismes, tels que le National Endowment for Democracy, crée et financé par le Congrès des États-Unis. Cet organisme a quadruplé son budget pour le Venezuela l'année dernières pour le porter à 877 000 $. Par ailleurs le NED aurait financé le principal syndicat du Pays (CTV), via l'American Center for International Labor Solidarity, pour un montant de 154 377 $, ainsi que deux instituts, le National Democratic Institute for International Affairs et l'International Republican Institute, pour des montants respectifs de 210 500 $ et 339 998 $ afin de financer des activités politiques au VenezuelF.
Par ailleurs le Washington Post révèle que deux militaires conspirateurs (le colonel Pedro Soto et l'Amiral Carlos Molina) ont reçu la somme de 100 000 $ sur un compte bancaire à Miami.
"U.S. Bankrolling Is Under Scrutiny for Ties to Chávez Ouster", New York Times, 25 avril 2002; "Chavez Regained Power While Plotters Bickered", Washington Post, 17 avril 2002.

 

Commission d'enquête du Sénat américain

Selon l'édition latino-américaine de Newsweek du 29 avril 2002, la commission des affaires étrangères du Sénat des États-Unis, présidée par le démocrate Joseph Biden, aurait l'intention de demander la déclassification des documents confidentiels détaillant les contacts entre des responsables états-uniens et des officiers putschistes ou des personnalités impliquées dans la tentative de renversement du 11 avril.

Les réalisations de Chavez jusqu’à avril 2002

Le principal détonateur des mouvements de contestation a été la promulgation en novembre 2001 d'un ensemble de 49 décrets-lois. Le premier acte politique des putschistes fût de les abroger. Parmi ces lois, celle sur les hydrocarbures dont le contenu est présenté précédemment et qui a sérieusement "fâché" les investisseurs étrangers du secteur pétrolier. La "loi sur la terre et le développement agraire" vise quand à elle à éliminer les "latifundios" (grandes exploitations concentrées entre quelques mains, modèle hérité du colonialisme) par la distribution des terres aux plus démunis, en recourant au besoin à l'expropriation ou à la taxation s'ils s'avère que celles-ci sont improductives. Cette réforme agraire est, entre autres, accompagnée de mécanismes d'accès au crédit pour les plus démunis. D'importantes avancées sont également perceptibles pour ce qui est de l'accès à l'éducation, à la santé et au logement.

 
Portail du Gouvernement venezuelien:

 
www.venezuela.gov.ve

 
Institut national de statistique du Venezuela : www.ocei.gov.ve

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 [1] Cela avait une grande relation avec la croissante polarisation sociale vécue au Venezuela, les propriétaires des médias privés ont substitué, ou plus exactement, ont usurpé les partis politiques d’opposition de leur fonction politique et ont affronté directement Chavez et le processus qu’il incarne. Bien que la démocratie, soit considérée comme un principe formel de garantie des libertés, garanti dans la Constitution de 1999, la garantie de l’existence des libertés d’expression, de réunion, d’association, etc., s’y trouve sanctionnée et reconnue juridiquement.


Les années 1999, 2000, 2001, 2002 et 2003, furent temps assez difficiles pour la société vénézuélienne. De plus, il est juste de ne pas oublier, que la domination de la majorité se distingue de toute autre forme de domination, non seulement parce qu’elle présuppose conceptuellement, l’existence d’une minorité, car elle l’a reconnaît et légitime juridiquement et politiquement d’assumer rationnellement les principes démocratiques formels. Ceci est le sens spécifique de la valeur des libertés formelles comprises comme démocratiques dans sa dimension juridico- normative. Ainsi, l’importance de la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela résulte de la reconnaissance du droit des minorités et de celui des libertés formelles avec ce qui a été ajouté de très important pour les effets de ce travail qui simultanément reconnaît formellement les formes de participation citoyenne et le control des gens sur l’exercice du pouvoir et a vu la majorité des secteurs populaires faire irruption sur la scène politique où la minorité qui a toujours contrôlé l’économie et le marché, permet à la majorité des défavorisés d’augmenter son pouvoir politique contre l’oligarchie qui l’a traditionnellement exploité. D’autre part, le Venezuela est l’un des pays d’Amérique Latine qui a accumulé le plus de pauvreté et d’accumulation classiciste durant les 25 dernières années et qui a souffert de la plus grande polarisation sociopolitique depuis la désintégration du mouvement guérillero des années soixante.
 

[2] Nous nous referons au décret dans lequel Carmona s’auto assermente et déclare dissolus les pouvoirs de la Nation : Tribunal Suprême de Justice, Fiscalité Générale de la République, Défense du Peuple, Contrôleur Général de la République, Conseil National Electoral et Pouvoir Exécutif. Certains articles du décret de Carmona du 12 avril 2002 durant le régime de transition violent clairement l’état de droit et sont propres à un régime autoritaire d’exception. Regardons-les. :

«Article 7° : Le président de la République en Conseil des Ministres pourra renouveler et designer transitoirement les titulaires des pouvoirs publics, nationaux, étatiques et municipaux pour assurer le caractère institutionnel démocratique et le fonctionnement adéquat de l’Etat de Droit, ainsi que les représentants du Venezuela auprès des parlements Andins et Latino-Américains.

Article 8° :
La réorganisation des pouvoirs publics est décrétée afin de récupérer son autonomie et son indépendance et assurer une transition pacifique et démocratique, à tel effet, sont destitué de leurs charges illégitimement occupés, le président et autres magistrats du tribunal Suprême de Justice, le Procureur Général de la République, le Contrôleur Général de la République, le Défenseur du Peuple et les membres du Conseil National Electoral. Le Président de la République en Conseil des Ministres consulte préalablement le Conseil Consultatif désignera aussi brièvement que possible, les citoyens qui exerceront transitoirement ces pouvoirs publics.

Article 9°

La vigueur des 48 décrets est suspendue avec la force de la loi, dictés en accord avec la Loi Habilitante du 13 novembre 2000. Le Président de la République installera une commission de révision des dits décrets- lois, intégrée par des représentants des divers secteurs de la société.

Article 10° : Est maintenue en pleine vigueur, l’ordre juridique qui ne s’oppose pas au présent décret ni aux dispositions générales que dicte le nouveau gouvernement de transition démocratique.
Souscrit au Palais de Miraflores, dans la ville de Caracas, le 12 avril 2002.
Années 191 ° de l’Indépendance et 142° de la Fédération.»

 

[3] Extraits de dossiers que par son importance l’Ambassade de la République Bolivarienne du Venezuela à Alger a repris du site de Cyril Capdevielle, en ajoutant quelques modifications au texte originel.

 


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